L ' Australie : les grandes villes (Brisbane, Melbourne, Sydney)

Après avoir longé la côte Est de Cairns jusqu'à Brisbane, voici venu le temps des grandes villes. Les distances sont longues, j'ai abandonné le bus pour prendre l'avion entre Brisbane et Melbourne, puis entre Melbourne et Sydney.


Brisbane.

Nous entendrons bientôt beaucoup parler de Brisbane car la capitale de l'état du Queensland accueillera les jeux olympiques d'été de 2032 (Après Melbourne en 1956 et Sydney en 2000)

C'est une grande ville de 2,5 millions d'habitants. La Brisbane River serpente dans la ville formant plusieurs méandres. Les deux principaux quartiers du centre qui concentrent l'essentiel de la ville d'un point de vue touristique sont le Central Business District (CBD) et South Bank (rive sud). J'étais idéalement logé dans un bel hôtel dans le CBD.

Comme toutes les villes d'Australie, c'est une ville moderne, dans l'air du temps. Elle n'est pas figée dans son passé (comme Paris ou Rome) parce qu'elle n'en a pas. Elle a seulement vu le jour dans les années 1840, bâtie par les colons anglais. Il ne reste quasiment rien de cette époque.

Des bateaux-taxis sillonnent la Brisbane River d'un bout à l'autre de la ville dans les deux sens. Un bateau payant (le City Cat) qui s'arrête à tous les arrêts et un bateau gratuit (le City Hopper) qui s'arrête un arrêt sur deux. C'est hyper pratique pour visiter la ville.

L'architecture est un art, l'architecture moderne est un art contemporain. Les architectes d'aujourd'hui ne construisent plus de pyramides (sauf au Louvre) mais des ensembles verticaux de béton, d'acier et de verre essentiellement, le bois est devenu secondaire, sauf en décoration intérieure.


L'exemple type c'est Singapour, Brisbane dans une moindre mesure. La Brisbane River est bordée de buildings plutôt intéressants que j'apprécie de jour, encore plus la nuit.

Plusieurs ponts et passerelles enjambent la rivière, dont la passerelle piétonne Victoria Bridge. Elle n'a l'air de rien comme ça au premier abord, mais si on regarde avec attention, avec la grande roue qui est là en permanence, l'ensemble représente un rouet ! L'architecte n'a pas réfléchi qu'un peu... Qu'on aime ou qu'on aime pas, c'est de l'art moderne.

L'eau joue un grand rôle, elle est présente dans les grandes villes urbanisées de cette manière, comme à Singapour au bord de la Singapore River ou bien dans le quartier de Manhattan à New-York au bord de l'East River.

Encore plus belle, la passerelle piétonne Kurilpa avec ses haubans. Pourquoi faire simple quand le compliqué est plus beau.

D'un côté elle pénètre littéralement dans les immeubles. De l'autre elle se termine dans un petit parc.

Elle est toute blanche. Je trouve cela très esthétique dans un espace urbain moderne. 


Les villes sont là, on ne peut pas y échapper en voyageant. Elles sont incontournables, elles abritent la majorité des peuples sur la terre alors autant qu'elles soient belles et agréables à vivre pour ceux qui y vivent et agréables à visiter quand on ne fait que passer.
 

Parmi toute cette urbanisation, les espaces verts ne sont pas faciles à trouver. Mais le centre ville abrite un jardin botanique agréable, très propre et bien entretenu qui permet de s'aérer.


 Les ibis à tête noire y trouvent refuge.

 

Les environs de Melbourne.

Louer une voiture en Australie ne revient pas à cher, 40€ par jour assurance comprise plus l'essence bien sûr. En Australie on roule à gauche le volant est à droite mais avec une voiture automatique pas de problème. 

A peine débarqué de l'avion j'ai loué une voiture pendant 3 jours pour découvrir la Great Ocean Road, la grande route de l'océan, au sud de Melbourne. La grande ville attendra.

Cette fameuse route vantée dans tous les guides s'étend sur 230 km. C'est une côte sauvage parcourue de beaucoup de falaises et de plages. Tantôt on longe la côte, tantôt on s'en écarte pour rouler dans la campagne.


C'est vallonné et il y a beaucoup de fermes d'élevage, principalement des vaches et des moutons.

 
Premier arrêt à Anglesea, une petite bourgade tranquille. Je me suis garé devant le terrain de golf . Le hasard a bien fait les choses car j'ai retrouvé mes amis amateurs de golf.
 
 
Ils sont mieux là qu'a trainer au bord de la route car j'en ai vu malheureusement beaucoup écrasés sur les routes.

Je vois une femelle avec un gros ventre, j'ai pensé qu'elle attendait des petits. Mais non, le petit est déjà né depuis un moment, il a plongé la tête la première pour téter dans la poche de la mère, on voit le bout de la queue qui dépasse !

Des paysages côtiers classiques.

J'ai fait quelques bouts de randonnées le long de la côte dans de belles forêts d'eucalyptus.

C'est son arbre préféré car il mange les feuilles et il y dort 20 heures par jour... Une vie de rêve ! Je l'ai entendu avant de le voir. C'est un petit animal tout doux, on dirait une peluche, mais il grogne, c'est son langage. Je l'ai entendu, je l'ai cherché, je l'ai trouvé, perché tout là-haut dans un eucalyptus. Il ne dormait pas, il me regardait.


 Le Koala.

C'est un marsupial herbivore endémique d'Australie. Il mesure entre 60 et 80 cm et pèse environ 10 kg. C'est un animal à fourrure. Par rapport à son corps, il a une grosse tête avec des oreilles rondes et poilues et une grosse truffe noire, ce qui lui donne un air rigolo et surtout trop mignon.


L'oiseau et le rat. Ce n'est pas une fable de La Fontaine...

J'ai passé 2 nuits à Port Campbell, le village le plus près des "12 Apostles" (les 12 apôtres)

C'est le point d'orgue de la route côtière, l'une des plus belles cartes postales du pays. C'est un ensemble d'aiguilles calcaires formées par l'érosion, les assauts de la mer, la pluie, le vent.

Elles se sont détachées de la terre ferme au fil du temps et des éléments naturels. Contrairement à ce que laisserait penser leur nom, il n'y a pas douze aiguilles, mais neuf. En fait il y avait neuf, une d'entre elles mesurant 50 mètres s'est effondrée en 2005, il n'en reste plus que huit.

Le calcaire présente des nuances ocre jaune variant selon l'ensoleillement. La vitesse d'érosion est de 2cm par an. Dans 100 ans il manquera encore quelques apôtres...

On les voit en regardant vers l'ouest. Si on se retourne vers l'Est, c'est joli aussi, plus classique.

Notre génération est témoin de l'érosion. A quinze kilomètres de là, "The London Bridge" (le pont de Londres). L'arche le reliant à la terre s'est effondrée en 1990, deux personnes se sont retrouvées malgré elles sur l'îlot, elles ont été hélitreuillées.

C'est une belle région entre mer, falaises et campagne verdoyante, complètement différente de la côte Est. C'est plus joli par ici, moins urbanisé, plus rural. 

La déception c'est la météo. J'ai perdu quinze degrés par rapport à la côte Est. Ici il fait froid, entre 18 et 20°C et un vent frais. Il faut me couvrir, j'ai remis le pantalon car par des températures si basses je gèle...


Melbourne.

La Great Ocean Road et la ville de Melbourne sont situées dans l'état de Victoria, du nom de la reine Victoria, reine d'Angleterre au XIXè siècle. La ville de Melbourne a été fondée par des colons libres, 50 ans après l'arrivée de la première colonie pénitentiaire. Elle est qualifiée de capitale sportive et culturelle de l'Australie. Elle compte 5 millions d'habitants.

Pour moi, rien de neuf à l'horizon. Une grande ville, un port, une rivière, des buildings...Le tramway est vraiment très pratique, on peut aller où on veut, gratuitement dans le centre, une aubaine. 

La ville a connu la ruée vers l'or dans les années 1850, d’où son essor rapide vers une grande métropole. Ce fut la première capitale au début de la création de l'état fédéré en 1901 (C'est aujourd'hui Canberra depuis 1927). La ville a été construite au bord de la mer et à l'embouchure du fleuve Yarra.


C'est une ville verte avec beaucoup de parcs, dont le Carlton Gardens, conçu autour du Royal Exhibition Building à l'occasion de l'Exposition Universelle de Melbourne en 1880, vingt ans avant Paris. Le parc est beau et fleuri.

Les buildings ne sont jamais loin.

Il y a quelques ruelles de graffitis, la ville en fait une partie de sa réputation. 


Je n'ai pas trouvé ça extraordinaire, à des années lumières de Valparaiso (Chili), la référence mondiale.


La Bibliothèque d’État du Victoria fut construite au milieu du XIXè siècle. Le bâtiment classique de l'époque victorienne contient 1,5 millions de livres. La bibliothèque est célèbre pour sa salle de lecture octogonale surmontée d'une coupole. Grandiose !

Le Queen Victoria Market est immanquable. Un superbe marché journalier où l'on trouve de tout et de la qualité supérieure. Poissons, fruits de mer, viande, charcuterie, épicerie fine, fruits et légumes dans des prix raisonnables.

Moi qui suis fan d'huîtres, je pensais me régaler. Malheureusement elles étaient toutes très grasses, laiteuses, comme on ne les aime pas chez nous en été. Ici, ils en raffolent ! Question de goût.

Franchement je n'aurais pas pu les manger comme ça. Elles sont vendues ouvertes, à 17€ la douzaine. Vendues 3,60€ l'unité dans les restaurants.

J'ai passé 5 jours à Melbourne, c'était pas mal, sans plus. Je préfère Brisbane.

 

Les Blues Mountains.

A peine arrivé à l'aéroport de Sydney j'ai loué une voiture pendant 3 jours pour aller dans le Parc National des Blue Mountains à 1h30 de route à l'ouest de Sydney.

 

Des montagnes à perte de vue. Pas vraiment des montagnes, même si je suis à 1000m d'altitude. Ce sont plutôt plusieurs canyons et vallées profondes qui se succèdent dans les environs des villes de Katoomba et Blackheath.

Katoomba.

C'est à Katoomba que je me suis installé pendant 3 jours dans un bel hôtel bien tenu par une sympathique vietnamienne bouddhiste, à prix doux qui plus est.

Il y a plusieurs chemins de randonnée ponctués de superbes points de vue.


J'ai besoin de faire de la randonnée, ça me manque. Me voilà parti pour 5 heures de marche tout en montées et descentes. Ça commence par "les three sisters" (photo ci-dessus), "les trois sœurs", trois pitons rocheux qui se détachent de la falaise, près à tomber dans la vallée. Les montagnes sont ici en grès. C'est une belle coïncidence car j'ai aussi trois sœurs, j'en profite pour leur faire un petit coucou : Salut les frangines !

 
Si j'aurais su j'aurais pas venu ! 900 marches en pente sévère à descendre pour atteindre le fond du canyon !

 
Une fois arrivé en bas, un chemin tranquille s'enfonce dans la forêt humide jusqu'à une belle cascade qu'on aperçoit de plusieurs points de vue.


C'est à partir de là qu'il faut remonter en haut de la falaise...Plus de 1000 marches raides sur plusieurs niveaux. Mama Mia ! J'aime bien marcher mais je n'aime pas les marches...
 
 
Ceux qui ne veulent pas marcher ou ceux qui ne peuvent pas le faire utilisent un téléphérique. Il y a en fait trois téléphériques panoramiques qui permettent de monter et descendre sans se fatiguer ou bien de passer d'un côté à l'autre du canyon.
 

En chemin j'ai vu beaucoup de cacatoès tourner et crier au-dessus de ma tête. C'est un oiseau de la famille des perroquets qui se distingue par sa crête jaune tournée vers l'arrière. Il se nourrit de baies et de fruits. Ils sont si nombreux dans le pays qu'ils sont considérés comme nuisibles, s'attaquant aux cultures de fruits.


Arrivé essoufflé en haut je vois le chemin que je vais devoir parcourir le long de la falaise, en hauteur cette fois, pour retourner au point de départ tout au bout là-bas où l'on aperçoit "les trois sœurs".
 

 
Blackheath.

Le lendemain je me rends en voiture à Blackheath à douze kilomètres de Katoomba. La petite ville est elle aussi située à proximité de plusieurs canyons. Les paysages sont ressemblants. 
 
 

C'est reparti pour une nouvelle randonnée en montées et descentes encore, mais moins soutenue que la veille, mais j'ai eu cette fois de la pluie.
La encore des cascades, dont la Govetts Leap d'une hauteur de 180m.

 
Il n'y a quasiment que des eucalyptus et de magnifiques fougères arborescentes. Blackheath n'a pas été épargnée par les nombreux incendies qui ont marqué l'Australie en 2020. Mais l'eucalyptus résiste au feu. Il brûle mais il revit mais les troncs restent calcinés. La végétation qui avait complètement disparue revit elle aussi. La nature est blessée, meurtrie mais elle ne meurt pas. Ces fleurs jaunes font déjà deux mètres de haut trois ans après.


Ça n'en finit pas...


Superbe rando dans un décor majestueux. J'ai eu mal aux cuisses pendant trois jours, mais c'est là que je me plais. Là où l'homme et la nature ne font qu'un.

 
Énormément d'animaux ont péris dans les incendies dont des milliers de koalas. Les eucalyptus sont leur habitat, ne se déplaçant pas vite, ils n'ont pas survécus. Je n'en ai pas vu un seul.
Par contre les oiseaux sont nombreux et beaux. Ci-dessous deux perruches royales. Le mâle le corps tout rouge, la femelle, le corps rouge et vert.





Sydney.

Qui n'a pas rêvé de venir un jour à Sydney, cette ville si lointaine qui titille l'imagination et donne envie de voyager.
C'est La ville emblématique de l'Australie, une ville cosmopolite, dans l’État des New South Wales (les Nouvelles Galles du Sud), peuplée de 5 millions d'habitants. Je rappelle que c'est Canberra la capitale de l'Australie, ce n'est pas Sydney.
C'est donc ici que James Cook accosta à bord du trois-mâts l'Endeavour. Quand les anglais débarquèrent, des aborigènes peuplaient la région mais il n'y avait pas de ville. C'est la colonie pénitentiaire (anglais et irlandais) qui bâtit la ville avec les fonds du royaume d'Angleterre. C'était Georges III le roi à l'époque. En 1848 la déportation de prisonniers cessa sur ordre de la reine Victoria (Georges est mort en 1820), ce sont des britanniques libres qui vinrent s'installer, travailler et développer la ville et le pays. Les australiens sont avant tout des anglais devenus australiens au 1er janvier 1901 date de l'indépendance.
Vous pensez bien qu'il ne reste aucune trace des aborigènes. Par contre beaucoup de bâtiments d'époque coloniale existent encore malgré le développement et la modernisation de la ville, comme ci-dessous le Victoria Queen Building (un centre commercial chic maintenant), la cathédrale Sainte-Marie, etc
 
 
Et la magnifique Art Gallery. J'ai passé plus de trois heures dans les différents salons de peintures et sculptures. Beaucoup de peintres français (Matisse, Cézanne, Corot,...). Des peintures impressionnistes mais aussi de l'art contemporain et une aile consacrée à l'art aborigène.
 

Je ne vous montre que deux magnifiques et immenses tableaux représentant une charge héroïques des hussards de Napoléon et la visite de la reine de Saba au roi Salomon.

Et un petit tableau impressionniste que j'aurais pu ne pas voir...

...Si vous êtes observateurs vous avez deviné qu'il s'agit d'un "paysage entre Morbihan et Finistère" ! Un jeune peintre australien s'est installé là en 1889, dans un champ de choux au Pouldu, on voit Guidel-Plages en face. C'est justement en 1889 que Gauguin vint au Pouldu, ils ont dû boire l’absinthe ensemble à l'auberge du Pouldu où étaient installés plusieurs peintres. Vous ne me croyez peut-être pas, voici la fiche :

 

C'est aujourd'hui une ville moderne qui bouge comme j'ai rarement vu. Il y règne une excellente ambiance faite de réceptions mondaines dans des bars ou restaurants privatisés pour l'occasion, des pubs où la bière coule à flots, le quartier chinois, des musiciens de rue, une flopée d'asiatiques et les restaurants qui vont avec, la jeunesse dorée de Chine et du Japon essentiellement, beaucoup de vietnamiens aussi, tous des gens charmants qui assurent le dépaysement.

Des espaces verts magnifiques, le Hyde Park et le Botanical Gardens, en plein centre ville. Ce dernier venant mourir dans la baie de Sydney appelée Port Jackson.

 Pas de démesure dans la verticalité, juste quelques jeunes buildings, impressionnants quand-même.

Une ville bien éclairée la nuit comme à Darling Harbourg, l'un des quartiers les plus vivants où un feu d'artifice est tiré tous les samedis soirs.

Sydney est une grande ville très étendue. En s'éloignant du centre, 45mn en bus, on arrive à Bondi Beach (prononcez Bondaille), La plage mythique du pays, voire du monde ! Elle attire les surfeurs du monde entier. C'est vrai qu'elle est belle, bien incurvée en demi lune, 1km de sable blanc !

Il y a foule les jours de beau temps, il faisait 30°C quand j'y étais. Un chemin de rando longe la côte, une petite balade de deux heures aller-retour ponctuée d'une baignade à Bronte Beach.

 Les paysages sont sympas. Ce n'est pas une côte sauvage, c'est urbanisé, rupin mais pas vilain.

Après la balade retour à Bondi Beach.

Je me suis baigné à Bondi Beach, l'eau n'était pas chaude, pas plus de 20°C.

Revenons à Sydney City. Il y a quatre moyens de locomotion : le train pour s'éloigner du centre, pour l'aéroport notamment, le bus, le tramway et les ferries qui fonctionnent comme des bateaux taxis. Contrairement à Brisbane et Melbourne, aucun transport n'est gratuit à Sydney. On achète une carte magnétique rechargeable, c'est simple comme tout mais assez cher, il faut compter 10€ par jour.


Harbourg Bridge (le pont du port), un pont métallique en arc, traverse la baie de Sydney. 1,150 km de long et 134m au-dessus des eaux, il permet le passage des voitures, trains et piétons d'une rive à l'autre de la baie. Sa construction commença en 1923 par la démolition de 800 maisons...Il fut inauguré en 1932.


Je vous invite à le traverser à pied avec moi pour voir la vue...

Et quelle vue sur l'Opéra de Sydney !

Il est la fierté du pays, c'est le monument emblématique de l'Australie, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Le ballet et l'orchestre symphonique de Sydney sont en résidence permanente.

Sa construction est toute une histoire à rebondissements. Elle a commencé par un appel d'offre, plus de 200 architectes ont présentés leur projet. C'est un jeune architecte danois inconnu qui remporta le concours en 1955. Un projet audacieux fait de coques en béton obtenues à partir de quarts d'une sphère de 75m de diamètre. Les coques s'imbriquent les une dans les autres à la façon d'une poupée russe.

La toiture est composée de plus d'un million de carreaux de céramiques de couleur crème ou beige, mats ou brillants, posés par plaques, ils sont autonettoyants ! Ils viennent de Suède. Toutes les baies vitrées sont françaises.

L'ensemble repose sur une grosse dalle supportée par 580 piliers de bétons qui s'enfoncent 25m sous la mer. Il mesure 183m de long par 120m de large.

Il attire l’œil, impossible d'en détacher le regard d'où on peut le voir. La balade en ferry dans la baie permet de passer sous le pont et de le voir sous différents angles.

La visite guidée de l'intérieur est très intéressante. Six salles de 400 à 2500 places permettent de programmer toutes sortes de représentations. Opéras et ballets bien sûr, mais aussi théâtre, stand up, burlesque, stars internationales de la chanson et spectacles pour les enfants. Le Lac des Cygnes de Tchaïkovski était donné tous les soirs de décembre. J'aurais aimé le voir, mais tout était complet depuis longtemps. Les salles sont dotées de la dernière technologie la plus performante qui soit. Les photos à l'intérieur sont interdites.

C'est un bijou que je ne me lasse pas de regarder. Je vous présente le même plan de jour, à la tombée du jour et la nuit. On dirait des gros coquillages. C'est magique !

C'est à Sydney que s'achève mon voyage en Australie. J'ai beaucoup aimé la ville, comme tout le monde je crois. Une ville vivante, cosmopolite, très touristique dont une armée d'asiatiques. J'y ai passé 6 jours, c'est bien, un de plus ne m'aurait pas déplu mais j'ai vu l'essentiel, j'ai respiré l'air ambiant dans une ville où il y a une bonne ambiance.


Fin de l'Australie donc. Alors c'était comment ? Je me suis plu mais sans plus. J'ai fait ce que je voulais faire, je l'avais prévu en deux mois, ça a duré un mois et demi sans forcer l'allure. Je ne vais pas faire la liste des tops et des flops, j'ai tout dit dans ce blog. je suis un peu déçu c'est tout. Pour faire court, c'est un pays aseptisé et pas très chaleureux. Quand viendra l'heure du bilan de tous mes voyages, il ne figurera pas dans mon top 10.

J'ai besoin de changer d'air, de voir quelque chose de différent. Pour cela rien de tel que la France !

Prochaine destination : La Nouvelle-Calédonie. Et oui, nous avons encore beaucoup de colonies dans tous les océans.

Joyeux Noël !



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